Dans un match très offensif (28 paniers à trois points au total), la SIG qui a retrouvé son adresse, a dominé des Havrais redescendus sur terre… Les Strasbourgeois portés par un Antoine Diot des grands jours (21 points, 7 passes, 28 d’évaluation) se relancent idéalement dans la course aux play-offs. Il va falloir confirmer à Pau cette superbe sortie où le collectif alsacien a fait la différence.

David Andersen (15 points, 18 d'évaluation) a retrouvé des sensations...

David Andersen (15 points, 18 d’évaluation) qui tire malgré Nick Minnerath a retrouvé des sensations…

Avec un cinq inédit où Collet avait lancé simultanément Duport et Andersen et surtout « missionné » Antoine Diot, plutôt en délicatesse ces derniers temps, la SIG dût d’abord freiner une équipe havraise qui jouait crânement sa chance. A l’image d’Invernizzi qui plantait deux « primés » d’entrée imité par Banks et Anderson. Et à la fin du premier quart, Le Havre avait marqué 6 paniers bonifiés (sur 9 tentatives) pour un seul panier à deux points…

Heureusement, David Andersen (7 points à 100%) et Duport (10 pts) étaient eux aussi adroits pour égaliser à 11 partout, avant que la SIG ne prenne une longueur d’avance sur un panier bonifié de Diot : 21-20.

La SIG déroule son jeu collectif

Avec Abromaitis et Leloup, un duo inhabituel à l’intérieur, Diot et un superbe Toupane à la conclusion, les Strasbourgeois prirent le large. Une attaque rythmée, orchestrée par un excellent Diot (10 pts, 13 d’évaluation en 15’30’’), un jeu collectif efficace, une adresse à toute épreuve (59% en première mi-temps) et Le Havre ne suivait plus encaissant un 24-9 (45-29) avant de ramener simplement la marque à 45-34 au repos.

Une adresse exceptionnelle

Solide en défense, la SIG continuait son travail de sape et Le Havre se contentait de deux petits paniers en cinq minutes. A l’inverse, Diot, enfin au niveau où on l’attend, Andersen et Duport enfonçaient le clou, bercés par une adresse exceptionnelle facilitée par le jeu de passes alsacien (27 au total contre 9 au STB). A 58-39, il n’y eut que les trois paniers bonifiés consécutifs de Rashad Anderson pour remettre un semblant de suspense (58-45) vite éteint par les joueurs de Collet : 68-49 (30e’).

Loin de se relâcher, la SIG s’offrait encore une série de paniers derrière l’arc. Cette fois, c’est Toupane et Abromaitis qui se distinguaient donnant au score une ampleur inespérée : 88-57 (37e’). Seuls Banks et les derniers paniers de loin de Hatcher (Le Havre aura réussi plus de paniers à trois points qu’à deux…) permirent aux visiteurs de s’en sortir avec les honneurs.

La SIG avait rappelé à ceux qui étaient prêts à l’enterrer après un mois difficile qu’il faudra encore compter avec elle. Dès le mardi 25 mars à Pau…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – LE HAVRE 96-70. Rhenus Sport. 4 830 spectateurs. Arbitres : M. Mateus, Mme Delaune, M. Boirivant.

Les périodes : 21-20, 24-14 (45-34), 23-15 (68-49), 28-21.

SIG : 36 paniers sur 59 tirs (61%) dont 14 sur 27 à trois points, 10 lancers-francs sur 14, 37 rebonds (Abromaitis 6) dont 9 offensifs, 27 passes (Diot 7), 11 balles perdues, 18 fautes.

Campbell 1, Diot 21, Thornton 5, Andersen 15, Duport 14, puis Lacombe 7, Toupane 14, Leloup 2, Abromaitis 16, François 1.

LE HAVRE : 25 paniers sur 58 tirs (43%) dont 14 sur 31 à trois points, 6 lancers-francs sur 10, 21 rebonds (Brown 9) dont 6 offensifs, 9 passes (Banks 6), 11 balles perdues, 14 fautes.

Hatcher 12, Invernizzi 8, Banks 16, Minnerath, Brown 10, puis Essart, Fofana 1, Anderson 19, Paschal 4.

Les réactions

Vincent Collet : « La victoire était indispensable. Avant même de penser à la qualité du jeu, il fallait chasser le doute qui s’installait. Le travail qu’on a accompli depuis trois semaines va nous aider dans les prochains matches. Il faudra continuer avec le même esprit à Pau. Leur victoire contre Orléans leur laisse un espoir pour les play-offs et ils seront remontés. On aura 10 jours pour préparer ce match et c’est bien car nous avons besoin de temps. Il faut continuer à s’ajuster défensivement. Tout le monde a vu l’attaque parce qu’on a été adroits, brillants, même dans le jeu de passes mais pour moi, l’enseignement le plus positif, c’est la structure défensive que nous avons mise en place, même s’ils ont fait illusion au début par leur adresse ».

Antoine Diot : « Nous savions que nous étions dans une période difficile. On a vu ce soir une vraie équipe. Au-delà de notre pourcentage de réussite qui est fantastique, je préfère retenir l’effort défensif que nous avons fait. Le Havre joue très bien et le classement ne reflète pas leur valeur. Les semaines d’entraînement nous font du bien pour la cohésion, chacun avec la passe pour l’autre. Il faut continuer mais ne pas s’enflammer. Un gros match nous attend à Pau… Je n’ai pas été très bon ces dernières semaines et ce match me fait du bien. Je remercie mes coéquipiers qui ont su me donner la balle quand j’étais démarqué ».

Eric Bartecheky : « Il faut souligner le très gros match de Strasbourg qui était dans une situation difficile. Nous n’avons pas les mêmes objectifs… Il y a une vraie différence de niveau entre les deux équipes. C’est très difficile de les jouer avec des postes 5 qui s’écartent et ils nous ont posé beaucoup de problème. Mais on a été trop soft en défense pour espérer mieux. Il faut oublier ce match et se projeter sur le prochain contre Roanne qui est capital pour notre maintien. Nick Minnerath a de plus pas été très présent ce soir ».

Hugo Invernizzi : « On reste sur trois matches plutôt satisfaisants mais en encaissant 96 points et en ne montrant rien en défense, on ne pouvait pas gagner un match à l’extérieur. On s’est fait éclater… On ne fait que neuf passes décisives, c’est la preuve qu’on n’a pas assez fait bouger la balle. Comme de plus Strasbourg était agressif, on n’avait pas beaucoup de solutions pour prendre les tirs ».

Espoirs

SIG – Le Havre      77-78

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